23.04.2008
L'expression même de la suissitude
"Yallah", me lance Fadia en me prenant par la bras". Tu peux être fière de ton pays, viens que je te montre ce que vous nous avez offert". Et nous voila parties sur les paves de la vieille ville de Damas, le long de la rivière Barada, ou ce qu'il en reste... Nous passons à coté de la citadelle en pleine rénovation, et je découvre au bord de la rivière qui traverse Damas l'expression même de la suissitude". Un jardin botanique, que la Suisse en bonne héritière de Rousseau et des de Candolle a offert a la ville de Damas. (cliquez sur la vignette pour voir la photo en grand)

Ce petit bijou de verdure et de fleurs présente un éventail des plantes originaire de la région. L'espace est surplombe par une cafeteria, lieu de rencontre des étrangers et des jeunes Damascènes. Pas encore repéré par le Guide du routard, toujours en retard de plusieurs années sur les innovations des pays présentes.
"Pour moi, déclare ma cicérone, c 'est un symbole de la Suisse, c' est petit, charmant, pédagogique, et tout le monde s 'y sent a l aise". Merci pour la définition.
La première association ecolologique de Syrie, la SEA (Syrian environement association) profite de cet espace naturel au cœur de Damas pour se faire connaitre. La SEA a pour slogan "arrêtons de salir Damas", et explique : "il faut mieux gérer l'eau, cesser de jeter les ordures partout, assainir la Barada. La nouvelle association veut se battre contre la mort annoncée de la rivière Barada, et promouvoir la reforestation.
Beau et nécessaire programme. Quand on sait que seuls 20 % des ordures sont ramasses a Damas ( comme dans tout le du pays). Que se passe-t-il avec le reste des ordures ? Eh bien les habitants des quartiers sans voirie se débrouillent comme ils le peuvent, en les entassant dans un coin de rue et…en les brulant. Résultat : à certains moments, un air irrespirable, avec des relents entêtants de plastique qui brule. "L'industrie pharmaceutique, le trafic automobile se développent a grande vitesse, les sacs plastiques sont partout, m'explique Fadia , étudiante en agronomie, mais le reste, - le ramassage des ordures, l'épuration de l'eau - n'a pas pu suivre , ca va trop vite, et le pays a peu de moyens".
Peu d'aide pour la Syrie, systématiquement isolée par la politique de l'administration Bush. Seul, récemment, le Japon lui a octroyé une aide financière pour améliorer les infrastructures gérant les déchets. Et surtout, le Japon a envoyé des experts du traitement pour former des spécialistes en Syrie. Un geste rare.
Le gouvernement syrien commence tout juste a prendre le mal a la racine: depuis cette année, des cours d’éducation sont dispenses dans les écoles, pour apprendre aux enfants une attitude civique face a l'environnement. Dans un pays a forte croissance démographique, c'est surement un moyen efficace...a long terme. Mais d'ici la, les Syriens vont continuer a souffrir de la pollution galopante.

[Note de voyage écrite dans un cybercafé de Damas qui ne connait pas les accents. Désolée pour ce désagrément. [lesquels ont partiellement été rajoutés par le modérateur de ce blog en Suisse, ndlr]
09:35 Publié dans Damas, Syrie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note






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Bonjour,
J'ai trouvé votre blog car j'essaye de recueillir des commentaires sur Damas. Votre constat est parfait. Ce qui manque pour Damas, ce sont des bonnes volontés qui agissent. Damas est un patrimoine mondial, il appartient à tous. Je vous attends donc pour rejoindre notre association, que je voudrais transformer en association européenne ou internationale. J'aimerais par exemple, que l'on puisse avoir des antennes dans de nombreux pays.
J'espère à bientôt,
Bien cordialement,
Oriane Matte,
Présidente de Heart of Damascus.
Ecrit par : Oriane Matte | 12.07.2008
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